TERRITORIAUX: SIFFERT A TENTE SA CHANCE

13/06/2017 – Surprise ! Les syndicats territoriaux ont reçu la visite d’Antoine Siffert mardi 13 juin. Le candidat PRG aux législatives dans la 7e circonscription est venu leur dire tout ce qu’il pensait de leur action. Une démarche courageuse qui a reçu un accueil attendu.

CONTENU EDITORIAL

A lire: Que veulent les territoriaux ?

Iriez-vous dire à une petite centaine de syndicalistes qu’ils font n’importe quoi ? C’est pourtant ce qu’a gentiment entrepris Antoine Siffert. Le candidat du Parti Radical de Gauche (PRG) qualifié pour le second tour des législatives dans la 7e circonscription. Il fallait oser. Et il faut reconnaître qu’il s’en est mieux sorti que ce qu’on pouvait attendre d’une telle démarche.

ANTOINE SIFFERT SUR LE FRONT

A lire: C'est la guerre !

Car il y a une chose que les agents territoriaux présents ne savaient pas, c’est que Antoine Siffert se revendique de la majorité présidentielle. Soit un allié du président de la République Emmanuel Macron. Donc quand on sait ce que la CGT pense de lui, ses idées et ses souhaits de réforme… Mais ça, ils ne l’ont su qu’après, nous y reviendons. le candidat quant à lui s’est collé à la tâche.

“Sur la façon de faire, je ne suis pas d’accord. Il y a de nouvelles façons de faire bouger les choses”

Il faut dire que, à ce moment là, juste derrière lui, il y a deux tas de pneus en train de brûler devant les portes de la mairie. D’ailleurs l’un d’eux situé à proximité d’un réverbère l’a littéralement fait fondre. Mais sur ce point, les syndicats ne veulent plus transiger. Certains agents avancent qu’ils ont voulu lâcher du lest pour faciliter les négociations. D’autres arguent qu’ils ne sont de toute façon pas écoutés. Antoine Siffert cherche plutôt à réfléchir autrement.

“Est-ce qu’il y a un moyen de créer un rapport de force sans se mettre à dos la population ? Quand je vois ça, c’est dangereux et on est plus irascible sur l’environnement maintenant”

On vous l’a dit qu’il fallait oser.

SIFFERT ET LE BOULET EN MARCHE

Cependant, à chaque question du candidat de la majorité présidentielle ne faisait qu’attiser la colère des syndicats. Surtout quand on sort une vérité comme celle-là.

“Il ne faut pas se tromper de moyen. Je suis nouveau en politique. Je ne vous fais pas de leçon mais le rapport de force a changé”

Une saillie qui n’a pas été du goût de l’assistance qui ne veut pas y croire. Puis, comme pour mettre à mal cet argument, on lui répond que trop, c’est trop. Que la hiérarchie de la mairie elle-même ne respecte pas les règles. Notamment sur le temps de travail. Car, d’après certains, des agents travaillent jusqu’à 44h en toute connaissance de cause de la part des supérieurs. Alors que ce c’est interdit au-delà de 12 semaines écutives.

A lire: En marche vers le dialogue ?

Mais tout ça, c’était pendant que beaucoup de personnes de l’assistance se demandaient qui était ce “costard”. Jusqu’à ce que plusieurs s’écrient: “C’est Macron”. C’est alors que l’auditoire du candidat s’est considérablement dégarni dans une ruée de soupirs. Siffert s’en sort donc plutôt bien. Surtout quand on compare à la visite de la CGT au local de la République En Marche au Havre jeudi 8 juin. Puis du dialogue qui s’en est suivi avec Béatrice Delamotte, candidate dans la 8e circonscription. Non, la majorité présidentielle n’est pas la bienvenue chez les syndicats. On en oublierait presque qu’on n’a rien entendu de ce qu’il pensait de ce qui occupait vraiment les syndicats…

Sur la photo: (à gauche) Antoine Siffert

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Maxime Malfoy

Journaliste passionné, Maxime jongle entre radio, vidéo et presse écrite depuis 7 ans. Et pour ce tout terrain de 30 ans, l'important est de transmettre l'information en direct et sans filtre. C'est pour cette raison que Maxime a lancé Seinomedia.fr en janvier 2017.
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