SI MYSTERIEUSE SMART FACTORY

22/06/2017 – L’exposition Smart Factory arrive au Tetris à partir du 23 juin. Plus ludique qu’intellectuelle, ses 7 oeuvres doivent inviter le visiteur à découvrir un monde où l’art serait dénué d’artiste. Bien que l’Homme n’en soit jamais bien loin…

DOSSIER DE PRESSE

Elle était annoncée comme un moment fort de l’année 2017 du Tetris. Bien qu’elle n’avait pas encore de nom à l’époque. Mais Smart Factory ouvre bien ses portes le 23 juin dans les locaux dédiés aux musiques actuelles. Une telle proposition n’est pas tellement étonnante de la part du lieu. En effet, le Tetris se targue d’être un “acteur de l’émergence d’une plateforme régionale des arts numériques en Normandie”.

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SMART FACTORY, L’AMBITIEUSE

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“Les nouvelles technologies peuvent-elles programmer l’art ?”. C’est à travers cette question très philosophique que se justifie l’exposition. Car l’objectif affiché est bien de se poser en une usine de production d’oeuvres d’art sans artiste. Les 7 oeuvres présentes ont donc vocation à proposer une expérience artistique au visiteur fondée sur des algorithmes informatiques et des machines.

Dirigée par Charles Carcopino, Smart Factory se donne pour ambition de poser moultes questions au public tout en lui laissant le soin d’en faire sa propre interprétation. La machine peut-elle créer de l’art seule ? Après tout, chacune des 7 expériences est d’abord élaborée par l’Homme. La machine peut-elle aller plus loin que ce qui lui a été ordonné ? Et enfin, l’Homme peut-il passer du rang de coordinateur de la machine à celui de son objet artistique ? Autant de questions certes très intéressantes qu’il fallait inscrire dans un cadre accessible au public.

SMART FACTORY JOUE LA CARTE DE L’IMMERSION

Pour cela, Charles Carcopino et les artistes impliqués dans l’exposition ont choisi d’intégrer le public aux oeuvres présentées. C’est notamment le cas de Ada par Karina Smigla-Bobinski et d’Etude Humaine imaginée par Patrick Tresset. La première consiste en une simple boule hérissée de fusains disposée dans une pièce blanche. Conçue sur la base d’un atome, elle n’est pas si facile à maîtriser et le visiteur devra s’atteler à une véritable performance pour y parvenir. Mais celle-ci laissera forcément sa marque dans l’espace, passage après passage. Cette première oeuvre s’inspire plus qu’elle ne met en pratique la technologie. Ce n’est cependant pas le cas de Patrick Tresset dont l’Etude Humaine consiste en une installation de trois robots autour d’une table. Le visiteur s’installe sur sa chaise puis, grâce à un système de caméras, les robots en réalisent le portrait. Un portrait qui viendra s’ajouter aux autres précédemment réalisés.

Il ne s’agit que de 2 exemples des 7 oeuvres présentées lors cette exposition Smart Factory. Mais chacune d’entre elles s’attèle à impliquer le public de manière interactive. Que ce soit par le biais physique, émotionnel voire les deux. C’est notamment le cas de Capture réalisée par Gregory Chatonsky ou encore de As We Are Blind de Véronique Béland. Ca pique notre curiosité donc ce qu’on vous propose, c’est d’y aller et de vous faire un éditorial pour la semaine prochaine !

L’exposition Smart Factory dirigée par Charles Carcopino est visible au Tetris du 23 juin au 3 septembre 2017 dans le cadre de Un Eté au Havre. L’entrée est gratuite du lundi au dimanche de 10h à 18h.

Sur la photo: Ada de Karina Smigla-Bobinski Le Tetris