POPULATION: LES CHIFFRES SONT TOMBES

2/01/2017 – L’Institut National de la Statistique et des Etudes Economiques (INSEE) a dévoilé ce lundi 2 janvier les chiffres de la population légale en France en 2014. Qu’en est-il en Normandie ?

COMMUNIQUE DE PRESSE

En 2014, la population française s’est élevée à 65 906 986 habitants soit 0.5% de plus par an en moyenne qu’en 2009 (64 304 500 habitants) d’après l’INSEE. Plus des deux tiers de cette augmentation est due à la natalité (+0.4%) tandis que le reste est complété par l’immigration (+0.1%). Cette tendance est comparable à celle observée par l’institut lors de sa dernière étude.

NORMANDIE ET SEINE-MARITIME EN RETRAIT

Comparé aux standards nationaux, la Normandie et le département de Seine-Maritime sont à la traîne en terme de démographie. 15e département le plus peuplé de France, la Seine-Maritime ne voit sa population augmenter que de 0.1% pour atteindre 1 257 920 habitants contre 1 250 120 en 2009. Malgré un solde naturel (ratio natalité/mortalité) équivalent à la moyenne nationale (+0.4%), elle est plombée par un solde migratoire négatif. 0.3% de sa population est allée voir ailleurs sur cette période. Ces courbes se confirment quand on regarde les chiffres régionaux dans des proportions moins élevées. La population normande augmente en moyenne de 0.2% depuis cinq ans mais la région perd aussi des habitants (-0.1%). La Seine-Maritime n’est cependant pas le département le plus à plaindre. Celui de l’Orne est perdant sur tous les tableaux et est même le seul à avoir un solde migratoire inférieur au solde naturel (-0.3% contre -0.1%). Au contraire, le Calvados et l’Eure tirent la moyenne vers le haut, ce dernier suivant scrupuleusement la tendance nationale.

L’ETERNELLE DIFFERENCE ROUENNAISE

En ce qui concerne les villes, un fait ne change pas: Le Havre continue de perdre ses 1000 habitants annuels. La population y tombe à 172 807 habitants contre 177 259 en 2009. L’INSEE l’explique en partie par la périurbanisation croissante des villes de Seine-Maritime. Les habitants quittent le centre pour s’installer en banlieue. Ainsi, des villes comme Le Havre et Dieppe ont souffert démographiquement. Pourtant, Rouen, la ville à la banlieue la plus urbanisée du département s’est permise de gagner 70 habitants alors que l’essor de ses voisines est contrasté. Saint-Etienne du Rouvray, Grand Quevilly et Petit Quevilly voient leurs administrés augmenter au contraire de Sotteville-Lès-Rouen et Mont Saint-Aignan.

UN DEPARTEMENT DE MOINS EN MOINS RURAL

Alors que la ruralité est toujours inscrite dans notre imaginaire quand on parle de Normandie, il semble que la Seine-Maritime s’inscrive plutôt bien dans la politique d’urbanisation nationale voulue par la réforme territoriale. Les petites villes fusionnent. 33 l’ont fait en 2016 pour former 6 nouvelles communes. 598 000 personnes vivent dans des villes de plus de 10 000 habitants soit 47.5% de la population seinomarine. Ceci dit, cette tendance s’inverse petit à petit. La population des grandes villes baisse en moyenne de 0.2% par an depuis 2009 au profit des autres qui se repeuplent plus ou moins.

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Maxime Malfoy

Journaliste passionné, Maxime jongle entre radio, vidéo et presse écrite depuis 7 ans. Et pour ce tout terrain de 30 ans, l'important est de transmettre l'information en direct et sans filtre. C'est pour cette raison que Maxime a lancé Seinomedia.fr en janvier 2017.
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