PATRICE BALVAY AUX ORIGINES DU CEM

1/09/2017 – Pour sa rentrée, le SONIC accueille Patrice Balvay avec une exposition intitulée Chambre Noire. A l’heure où la structure installée au Fort de Tourneville s’apprête à changer de dimension, il s’agit d’un petit retour vers le passé. Mieux même vers ses origines.

COMMUNIQUE DE PRESSE

La rentrée du SONIC débute dès vendredi soir à 18h30 avec le vernissage de sa première exposition de la saison. Et pour l’occasion, c’est Patrice Balvay qui est invité à inaugurer cette nouvelle année. Un choix cependant pas anodin à l’heure où l’école de musique (CEM) est sur le point de rejoindre la structure.

A lire: Quand le CEM prépare une belle année

PATRICE BALVAY: LE PLASTICIEN DEVENU HAVRAIS

L’artiste a d’abord suivi sa formation à l’Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris. Ce n’est qu’à la fin de son cursus qu’il vient s’installer au Havre. Il entame alors une réflexion sur la peinture et les arts plastiques en général. C’est ainsi qu’il développe sa technique de dessin à la pierre noire. Un moyen d’expérimenter une forme de peinture pour réfléchir dessus. Et il faut croire que ça a marché puisque ses oeuvres se sont vite retrouvées dans des expositions… Aux côtés de peintures plus conventionnelles. Ceci est probablement dû à la capacité de Patrice Balvay de transposer cette technique sur des grands formats.

Ses réalisations lui ont d’ailleurs permis d’être sélectionné parmi plusieurs artistes havrais. Le plasticien s’est donc rendu en résidence à Tokyo récemment dans le cadre d’Un Eté au Havre. Quoique cette fois-ci, ce sont pour des arts plus traditionnels qu’il a été choisi. En effet, Patrice Balvay s’essaye aussi à la peinture figurative et au dessin abstrait. C’est donc pour réaliser des dessins monumentaux de ses marches dans la mégapole japonaise qu’il a été envoyé là-bas.

BALVAY/SONIC: LE RETOUR AUX SOURCES

Mais pourquoi vous dit-on tout ça ? Eh bien pour comprendre l’artiste et sa démarche déjà. D’autre part pour ajouter que Patrice Balvay est en résidence permanente au Fort de Tourneville. Donc pas très loin du SONIC. Ainsi, l’artiste a été amené à l’arpenter avant tout le monde. Enfin, ce qui allait le devenir. Et ce, alors même qu’il venait seulement de s’installer à quelques mètres de là. Patrice Balvay raconte.

“Après avoir installé mon atelier au Fort, on m’a remis pour quelques jours les clefs d’un ancien entrepôt enfoui, qui deviendra le Tube du Sonic (…) Les murs étaient couverts de graffitis : des pin up tracées au charbon de bois outrageusement fardées de craie verte, des noms gravés de soldats américains associés à une ville et à une date…”

Ce sont donc d’anciens vestiges du Fort de Tourneville en attente de réhabilitation qui ont servi à ses premiers travaux havrais. Un endroit que l’artiste s’est mis à photographier un peu au hasard.

“Je suis resté longtemps sans trop savoir quoi faire de ces photographies documentaires non retouchées. Elles se suffisaient en tant que photographie : je ne voyais pas ce que pouvait rajouter la peinture. L’idée est donc venue de les montrer telles quelles”

C’est donc un retour aux origines que propose Patrice Balvay à travers l’exposition de ces photographies. Une exposition intitulée sobrement Chambre Noire. Un souvenir d’un lieu disparu remplacé par un autre mais qui fait partie de son évolution. Le plasticien se permet même d’y ajouter quelques gravures récentes réalisées à partir du souvenir de ce qui y a définitivement disparu. Comme les graffitis qui semblent l’avoir particulièrement marqué.

Quoiqu’il en soit, cet appel au souvenir d’un temps où le SONIC n’existait pas encore est symbolique. Car celui-ci s’apprête à changer une nouvelle fois en rapatriant sle CEM aux côtés de ses studios de répétition.

L’exposition Chambre Noire est venie vendredi 1er septembre à 18h30 au SONIC. Elle est ensuite visible du mardi au vendredi de 14h à minuit. Le week-end, elle l’est aussi le samedi de 13h30 à 20h puis le dimanche de 14h30 à 19h30. Le tout jusqu’au 30 septembre.

Photo: Patrice Balvay©