NORMANDIE IMPRESSIONNISTE NOUVELLE RECETTE

26/09/2017 – Le festival Normandie Impressionniste change de formule ! Son annonce était prévue vendredi 22 septembre. Restait donc à en connaître le contenu. Raté. Mais à la place, on a les grands principes et les objectifs qui lui sont assignés. On s’en contentera pour cette fois.

CONFERENCE DE PRESSE

Normandie Impressionniste évolue donc. Organisé tous les 3 ans depuis 2010, il passera à un nouveau rythme à partir de 2020. Et ce avec une refonte de sa gouvernance, de son financement et de ses objectifs. Et quel meilleur endroit que le MuMa du Havre, pendant l’exposition Impression(s) Soleil pour présenter toutes ces nouveautés ?

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NORMANDIE IMPRESSIONNISTE SE REFORME

C’est donc officiel. Normandie Impressionniste se déroulera dorénavant tous les 4 ans. Enfin, tous les 2 ans pour être exact. Sauf qu’une version grand format alternera avec une version intermédiaire. C’est LE grand changement dans l’organisation du festival. Mais il en amène d’autres si on écoute le président de Normandie Hervé Morin.

“On s’est demandé comment on pouvait faire perdurer ce festival. On a alors identifié plusieurs points faibles que nous pouvions améliorer. Le rythme en fait partie”

Mais le rythme des éditions n’a bien sûr pas été le seul point faible remarqué. Ainsi, le nombre de contributeurs publics s’élargit. La Région, la métropole de Rouen, les départements de Seine Maritime et de l’Eure puis les Villes de Rouen, Caen et Le Havre sont toujours là. Mais ils sont rejoints par les intercommunalité du Havre (CODAH) et de Caen (Caen la Mer). Cette dynamique collective est une image à retenir de cette nouvelle mouture. Et ce même si les départements de l’Orne, du Calvados et de la Manche manquent à l’appel pour parfaire le tableau (sic). Mais là encore, le président de Région l’assure: ils ont été contactés et leur réponse est attendue dans les prochaines semaines.

UNE QUESTION D’ARGENT ?

L’arrivée de ces nouveaux contributeurs a une répercussion directe sur la répartition des coûts d’organisation. Un coût qui, à l’heure actuelle, n’est pas très différent des précédentes éditions: 5,7 millions d’euros. La Région Normandie reste cependant le plus gros d’entre eux avec environ 40% d’apport. Mais ces chiffres restent provisoires dans l’attente de possibles nouveaux partenaires public. La CODAH, Caen la Mer et les Villes déjà partenaires participent quant à elles à hauteur 3% chacune.

Dans le même temps, le nombre de manifestations va considérablement baisser. Au nombre de 450 en 2013 et de 600 en 2016, elles vont tomber à 200 d’ici 2020. Un choix assumé par Hervé Morin.

“Le nombre élevé de manifestations était néfaste. Nous allons faire moins mais avec le souhait d’une meilleure qualité et d’un meilleur lien avec l’impressionnisme”

Car un autre point faible a été remarque lors de l’édition 2016: la baisse de fréquentation. Celle-ci a été évaluée à 1,2 millions de visiteurs en 2016 contre 1,8 en 2013. Cet élément a remis en cause l’attractivité du festival. Or, justement, c’est un objectif de cette nouvelle formule: être attractive et servir par là, l’attractivité générale de la Normandie. D’où l’idée de le rendre encore plus grand d’après Hervé Morin.

“Nous n’avons pas réussi à porter ce festival à l’étranger. C’est pourquoi nous voulons faire de Normandie Impressionniste un grand festival international. Mais pour cela, il faut s’en donner les moyens”

Donc parmi ces moyens, il y a bien sûr le volet financier. Un volet porté par les collectivités locales mais aussi des partenaires privés dont le nombre était jugé “assez faible” sur les dernières éditions par le président de Normandie. Mais il y a aussi la nomination d’une nouvelle directrice à la tête du Groupement d’Intérêt Public en charge du festival. Il s’agit de Selma Toprak-Denis qui était jusqu’alors attachée culturelle auprès de l’ambassade de France au Canada. Enfin, un(e) commissaire général(e) doit être prochainement nommé(e) pour mener un comité scientifique restreint par rapport aux dernières années.

AND SO NORMANDIE IMPRESSIONNISTE ?

Maintenant que ça, c’est fait, quel sera le contenu du futur Normandie Impressionniste ? Eh bien on ne sait pas. Ceci pour la simple et bonne raison que le thème n’est pas encore connu. Cependant, l’appel à projet est déjà lancé et ses critères déjà posés pour établir le contenu des 200 manifestations annoncées. Quoiqu’il en soit, le festival s’est donné des objectifs clairs en terme de contenu. Le soin de les présenter a été laissé à la présidente de la commission culture du Sénat, sénatrice de Seine Maritime et conseillère régionale, Catherine Morin-Desailly.

“Le festival grand format fera l’objet de grandes expositions locomotives. Quant au festival intermédiaire, ce sera le moment parfait pour valoriser les collections et les recherches scientifiques”

Pour cela, Normandie Impressionniste doit proposer une programmation pluridisciplinaire et contemporaine. Catherine Morin-Desailly estime d’ailleurs qu’il faudra y ajouter “un volet pédagogique ambitieux” et toucher tous les arts (pictural, cinéma…). Une attention toute particulière sera apportée à la “présence numérique” du festival. Malgré la baisse du nombre de manifestations, celles-ci devrait tout de même couvrir l’ensemble de la région. Ce grâce à de multiples acteurs qu’ils soient culturels, associatifs, éducatifs et touristiques.

Photo: Jean-Pierre Dalbéra, L’Eté à Paris, Creative Commons Attribution 2.0 Generic