LEGISLATIVES: QUI AVEC MACRON ?

8/05/2017 – Sitôt l’élection d’Emmanuel Macron actée, les principaux leaders politiques ont pu donner leurs impressions. Entre soulagement et satisfaction. Puis les regards se sont vite tournés les prochaines élections législatives.

CONTENU EDITORIAL

 Entre blanc et abstention 

Voilà, le nom du nouveau président de la République est connu. Il s’agit d’Emmanuel Macron (En Marche). C’en est fini cette campagne présidentielle d’un an et ses multiples soubresauts. “Enfin” pourrait-on dire. Reste maintenant à définir la majorité gouvernementale. Et ça, ce sont les élections législatives qui vont en décider. Si, au vu de la configuration du second tour, le soulagement a prédominé, les formations politiques sont déjà en ordre de bataille.

CHEZ MACRON, ON VOIT LARGE

Haro sur En Marche

Pourtant, du côté des soutiens havrais d’Emmanuel Macron, on a d’ailleurs voulu savourer. A l’image de Marc Migraine, adjoint au maire chargé du numérique.

“Je suis très satisfait du score d’Emmanuel Maron et particulièrement au Havre puisqu’il est encore plus haut. Il a rassemblé la France très largement. C’est un vrai exploit”

Cependant, pas de triomphalisme. Comme l’a laissé entendre le responsable du comité En Marche du Havre, Eric Rucklin, il faut repartir sur le terrain dès le 8 mai pour les élections législatives. Mais pour cela, il faut des candidats. Et au Havre, le mouvement du président n’en a toujours pas. Peut-être parce que les contours de la majorité souhaitée ne sont pas encore dessinés ? Pour Marc Migraine, il y a la place de rassembler encore.

“Je pense qu’on peut rassembler droite libérale et gauche libérée. D’ailleurs, je souhaite vivement que la droite modérée rejoigne En Marche. Que ce soit l’UDI ou Les Républicains. Je parle des Républicains juppéistes comme Edouard Philippe”

Edouard Philippe, tiens donc. Le maire du Havre LR qui avait fait campagne auprès d’Alain Juppé lors de la primaire de droite. Celui que beaucoup de médias pressentent comme étant le futur Premier Ministre. Beaucoup de rumeurs ont circulé sur son positionnement avant même le 1er tour. Donc pourquoi pas ? Mais le mieux, c’est quand même d’aller lui demander. Alors, prêt à rejoindre En Marche ?

“C’est au président de la République d’organiser sa majorité. S’il veut transgresser ou rester dans sa famille de gauche libérale…”

A voir donc… Même si, comme l’a signifié le nouveau leader LR, François Baroin, tous ceux qui voudraient aller voir du côté d’Emmanuel Macron seraient exclus du parti. Mais est-ce vraiment le plus gros risque qu’il prendrait ?