Le Havre : la réforme Blanquer passe assez mal

La réforme du lycée menée par le ministre de l’Education Nationale Jean-Michel Blanquer ne fait pas l’unanimité. Du moins chez les enseignants et parents d’élèves des lycées Claude Monet du Havre et Jean Prévost de Montivilliers. A tel point qu’ils appellent à une journée lycée mort jeudi 7 février. Mais qu’est-ce que ça veut dire ?



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La réforme du lycée doit prendre effet à la rentrée 2019 en vue du baccalauréat 2021. Du moins, si elle est votée à l’issue de son examen actuel au parlement. Pourtant, enseignants et parents d’élèves ne semblent pas convaincus. C’est en tout cas ce qu’on a retenu d’une conférence de presse organisée vendredi 1er février aux abords du lycée Claude Monet du Havre. Ainsi, la FCPE (Fédération des Conseils de Parents d’Elèves) et les syndicats enseignants SUD et SNES appellent à une journée lycée mort jeudi 7 février. Mais en quoi consiste cette réforme ? Et qu’est-ce qui rebute tant ses opposants ? D’autant plus que certains effets pointés du doigt semblent très localisés. On essaye de faire le tour !



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La réforme du lycée, Quèsaco ?

Ce que l’on retient principalement du projet de loi Blanquer est la disparition des filières L, ES et S en vue du baccalauréat. En effet, ces spécialisations doivent être remplacées par un socle commun de compétences à partir de la Première. Celui-ci devrait être constitué de matières telles que le français, l’histoire-géographie, l’enseignement moral et civique, 2 langues vivantes, la philosphie, l’enseignement physique et sportif puis d’une dernière intitulée “humanités numériques et scientifiques”. A ce socle commun s’ajoutent ensuite 3 spécialités à choisir parmi 12 propositions :

  • Arts
  • Écologie, agronomie et territoires
  • Histoire géographie, géopolitique et sciences politiques
  • Humanités, littérature et philosophie
  • Langues et littératures étrangères
  • Mathématiques
  • Numérique et sciences informatiques
  • SVT (sciences de la vie et de la terre)
  • Sciences de l’ingénieur
  • Sciences économiques et sociales
  • Physique chimie

Ensuite, cette réforme doit donner plus d’importance au contrôle continu. En effet, l’examen final devrait compter pour 60% de la note totale. Si l’épreuve anticipée de française écrite et orale est maintenue en fin de première, d’autres viennent se greffer. Les élèves de Première seront ainsi évalués en janvier en avril tandis que ceux de Terminale auront le droit à une cession en décembre. Le tout avant une épreuve finale comprenant la philosphie et les 2 enseignements de spécialité maintenus en dernière année puis un grand oral dont ons ait encore peu de choses.

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Parents d’élèves et profs protestent

Cette refonte de l’enseignement est un premier point d’achoppement d’après les professeurs des lycées Claude Monet et Jean Prévost. Une matière fait particulièrement débat :  les mathématiques. En effet, cette matière disparaît disparaît du tronc commun à partir de la Première. Une offense pour les professeurs des syndicats SNES et SUD alors que, selon eux, 75% des formations de l’enseignement supérieur demandent des bases avancées en mathématiques. L’accès à la spécialité proposée deviendrait alors très concurrentielle et spécialisée, fermant ainsi de facto des portes aux élèves qui n’y seraient pas pris. Pourtant, côté ministère, on assure que l’enseignement supérieur va justement s’adapter à cette réforme.

Outre les mathématiques, l’ensemble du système de spécialités est aussi remis en cause. Car s’il faut en choisir 3 sur 12, les 12 spécialités ne devraient pas être proposées dans tous les lycées. Par exemple, les lycées Claude Monet du Havre et Jean Prévost de Montivilliers en proposeront 7 à 8 selon l’Académie de Rouen. C’est plus que pour le lycée Shumann (6) ou Siegfried (5) au Havre. L’occasion pour les professeurs de dénoncer une inégalité territoriale vis-à-vis de ces spécialités, d’autant plus que, d’après eux, il est maintenant très difficile d’obtenir une dérogation à la carte scolaire. Certes, la réforme laisse la possibilité aux élèves d’aller suivre une spécialité dans un autre établissement ou par correspondance. Mais les professeurs et parents d’élèves s’interrogent sur les compensations financières prévues dans ce cas. D’après eux, elles n’existent pas aujourd’hui.

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Les “mensonges” de la réforme Blanquer

Mais pour les professeurs et les parents d’élèves, il y a aussi un décalage entre les ambitions affichées de la réforme et ses effets réels. Ainsi, le ministre de l’Education Nationale Jean-Michel Blanquer annonce que ce nouveau système sera moins stressant pour les élèves. Moins que celui composé des épreuves anticipées et terminales. Pourtant, d’après les professeurs et parents d’élèves, c’est l’inverse qui devrait se produire avec un rythme d’évaluation plus soutenu entre la Première et la Terminale (5 sesssions au lieu de 2).

Enfin, ce sont aussi les moyens qui sont fustigés. Avec la réduction de 1 800 postes dans l’Education Nationale à la rentrée 2019, les classes devraient en pâtir. Les enseignants de Claude Monet déplorent que le nombre maximum d’élèves par classe passe de 32 à 35 en 2019 pour les deux dernières années de cycle secondaire. Ceci suite à la suppression 3 postes et d’un équivalent temps plein.

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Journée lycée mort ? Comment ? Où ça ?

La FCPE appelle donc à une journée lycée mort jeudi 7 février. C’est-à-dire qu’ils demandent aux parents de ne pas envoyer leurs enfants en cours. Pour les élèves qui seraient tout de même envoyés, les professeurs assureront l’accueil mais n’assureront pas leurs cours. Pour le moment, les lycées Claude Monet et Jean Prévost se joignent à l’appel mais celui-ci vaut pour l’ensemble du bassin havrais.

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Maxime Malfoy

Journaliste passionné, Maxime jongle entre radio, vidéo et presse écrite depuis 8 ans. Et pour ce tout terrain de 30 ans, l'important est de transmettre l'information en direct et sans filtre. C'est pour cette raison que Maxime a lancé Seinomedia.fr en janvier 2017.
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