La centrale du Havre va bien fermer… Cordemais aussi

De passage au Havre, le ministre de la transition écologique et solidaire François de Rugy a confirmé la fermeture des 4 centrales thermiques à charbon de France. Celle du Havre donc. Mais aussi celle de Cordemais.



Vous devez être un abonné Seinomedia Reader pour consulter ce contenu ! Pas encore de compte ? Devenez un abonné Seinomedia !

Déjà un compte ? Connectez-vous !

Gratuit
0€ TTC

Brèves Seinomedia

Lire les articles des abonnés

vidéos courtes

Lire les commentaires

Reader
4,99€
mois

Profil personnel

Articles Seinomedia

Live Seinomedia

Sondages Seinomedia

Brèves Seinomedia

Lire les articles des abonnés

Vidéos courtes

Commenter

Lire les commentaires

Speaker
4,99€
mois

Profil personnel

Publier vos photos, vidéos...

Publier vos articles

Rencontrer, échanger

Forums

Messagerie

Brèves Seinomedia

Lire les articles des abonnés

Vidéos courtes

Commenter

Lire les commentaires

[/membership]

[membership level=”1,3″]

De Rugy au Havre pour un pacte territorial

Officiellement, le ministre de la transition écologique et solidaire est venu pour conclure un pacte territorial de transition écologique. Celui-ci concerne la communauté urbaine Le Havre Seine Métropole. Accompagné de sa secrétaire d’Etat Emmanuelle Wargon, il a confirmé que l’une des composantes du pacte était de fermer la centrale à charbon du Havre en 2022. D’après le communiqué publié dans la foulée de cette signature, celui-ci s’inscrit dans la continuité des plans climat annoncés en 2017 et 2018. Ceux-ci prévoyaient notamment la fermeture des 4 centrales thermiques de France. Après un temps de débat, cette mesure est donc actée.

“L’enjeu est ainsi de faire disparaître environ 10 millions de tonnes de CO2 par an, soit les émissions annuelles de 4 millions de voitures” (ministère de la transition écologique et solidaire)

Le site de Cordemais en Loire-Atlantique, le fief du ministre de l’environnement François De Rugy, fut un temps annoncé sauvé. Mais il fait bien partie de la charrette. Toutefois, pas question de fermer purement et simplement les centrales sans se soucier des conséquences. En effet, le ministère affirme que le plan y prévoit une attention particulière. Quoiqu’aucun acte concret n’est mis en avant.

“Préparer l’après-charbon, c’est l’objectif de ce Pacte, tant en accompagnant les salariés et les sous-traitants de la centrale qu’en soutenant le développement de nouvelles activités locales”

[/membership]



[membership level=”1,3″]

Réactions contrastées au Havre

C’est vrai, l’information avait déjà fuité. François De Rugy n’est venu que la confirmer. En effet, un rapport émis par le Réseau de Transport d’Electricité (RTE) “ne jugeait pas nécessaire” le maintien du site. Et ce malgré les investissements réalisés pour remplacer le charbon par des matériaux plus respectueux de l’environnement (EcoCombust). D’ailleurs, dès la semaine dernière les écologistes de Normandie (Europe Ecologie Les Verts) se réjouissait de cette possibilité.

“Au sein des conseils locaux du Havre et de son agglomération, EELV fut la seule force politique à émettre des doutes sur l’intérêt économique et environnemental du projet Ecocombust. Depuis le départ, nous affirmons que la chaudière de la centrale du Havre est surdimensionnée et que sa reconversion en biomasse pose de graves problèmes sur le plan de l’approvisionnement et des débouchés”

Pourtant, cette fermeture en 2022 ne réjouit pas tout le monde. En particulier le député communiste du Havre Jean-Paul Lecoq. Celui-ci se questionne plutôt sur les conséquences de cette décision dans un communiqué publié vendredi 12 avril.

“Par ses emplois et l’activité qu’elle génère, l’importance de notre centrale pour le tissu économique local n’est plus à démontrer. Mais elle est utile également pour garantir durablement l’indépendance énergétique du pays et la continuité
de nos approvisionnements lors des pics de consommation (…) le gouvernement confirme son intention de la fermer et de supprimer plus de 1.000 emplois qui vont avec. Il fait ainsi rimer transition écologique avec chômage. Ca promet !”

Il semble en tout cas que la compensation de ces fermetures soient compensées. En effet, l’indépendance énergétique devrait être assurée avec les futurs centrale nucléaires de Flamanville et centrale à gaz de Landivisiau. Pourtant, ces choix ne satisfont ni les communistes ni les écologistes. Si le député qualifie le projet en cours de “pari risqué”, les seconds militent plutôt pour une autre stratégie.

“Pour autant, la lutte contre le réchauffement climatique ne passe pas par la relance du parc nucléaire. L’avenir énergétique de notre territoire, ce sont les énergies renouvelables et les économies d’énergie dans le secteur de l’habitat”

[/membership]



[membership level=”1,3″]

Le maire du Havre sera “vigilant”

Et le maire du Havre dans tout ça ? Après tout, c’est aussi avec lui que ce pacte a été signé en tant que président de la communauté urbaine. Jean-Baptiste Gastinne “prend acte” de cette annonce. Cependant, pas question de rester inactif face au processus qui s’engage.

“Je serai particulièrement attentif aux conséquences sur l’emploi direct et indirect, sur l’activité économique et portuaire, aux conséquences fiscales pour les collectivités, à la reconversion du site de la centrale EDF et aux garanties apportées concernant la continuité de l’alimentation électrique du territoire, aussi bien pour les populations que pour les activités industrielles”

Toutefois, l’avenir semble déjà en marche du côté de la cité océane. En effet, l’entreprise Siemens-Gamesa doit prochainement installer une usine de construction d’éoliennes. Et vis-à-vis de ce projet, le maire du Havre espère bien une contrepartie de l’Etat quant à la fermeture de la centrale thermique.

“Il est maintenant nécessaire et urgent de se tourner vers les énergies nouvelles, d’investir pour l’avenir et d’accompagner le développement de la filière de l’éolien offshore. J’attends un engagement fort de l’Etat pour assurer avec les autres partenaires le financement des travaux préalables à l’implantation de l’usine Siemens Gamesa”

[/membership]



Photo : Philippe Alès, Centrale thermique du Havre (Seine-Maritime), Creative Commons Attribution-Share Alike 4.0 International

Ça vous plaît ? Dîtes-le !

[Total : 0    Moyenne : 0/5]

Un petit partage ?
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
Avatar

Maxime Malfoy

Journaliste passionné, Maxime jongle entre radio, vidéo et presse écrite depuis 8 ans. Et pour ce tout terrain de 30 ans, l'important est de transmettre l'information en direct et sans filtre. C'est pour cette raison que Maxime a lancé Seinomedia.fr en janvier 2017.
View all posts by Maxime Malfoy →

Participez à la grande conversation !

Merci de vous identifier pour donner votre avis

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

  Suivre la conversation  
Me notifier des