EN MARCHE LE HAVRE: L’INTERVIEW (PARTIE 6)

28/03/2017 – Le responsable de En Marche Le Havre, Eric Rucklin, a accordé une longue interview à Seinomedia. Place au volet social du projet Macron. Un volet pas si éloigné du champ économique.

INTERVIEW

L'interview: Partie 1

Seinomedia – Il y aussi un volet social dans le programme de En Marche. Emmanuel Macron prévoit notamment 500€ de pouvoir d’achat en plus par an pour les salaires de 2 200€ par mois. Ce n’est pas un peu élevé comme niveau de salaire ?

E R – Je trouve que c’est intéressant parce que ça incite à s’élever socialement. Les 500€ de pouvoir d’achat sur l’année pour les salaires de 2 200€ par mois, c’est de l’argent qui se ra réinjecté dans l’économie. C’est justement fait pour limiter l’épargne. Le problème de la France, c’est l’épargne dormante. C’est dommage parce que ça ne bénéficie pas à nos entreprises qui doivent faire des prêts. Avec ça, on aurait des entreprises qui pourraient profiter de cet argent pour investir et embaucher et de l’autre, le salarié verrait l’aboutissement de son plan d’épargne. C’est pas beau ça ?

L'interview: Partie 2

Seinomedia – Sur des petites sommes comme ça, cet argent est de toute façon utilisé tôt ou tard. En quoi est-ce un problème ?

E R – Oui, mais c’est une dépense différée dans le temps. A quoi ça sert d’épargner ? C’est un renoncement au temps présent alors que l’activité, c’est aujourd’hui et maintenant ! On a des entreprises qui ne durent que 6 mois voire 1 an donc on ne peut pas permettre d’attendre 5 ans. Il y a toujours ce besoin vital d’investissement et d’embauches dans le présent et c’est pour ça qu’on a besoin d’un fonds de roulement important. Parfois, on se tourne vers la banque mais il y a un doute parce que la banque prend un risque elle aussi. Ou alors, on fait appel aux particuliers et à terme, on fera de plus en plus appel aux particuliers pour financer de tels projets.

“LA DEMARCHE D’EMMANUEL MACRON ET D’EN MARCHE, C’EST DE PRESENTER UN PROJET POUR UN AVENIR”

L'interview: Partie 3

Seinomedia – Donc l’épargne n’a rien à voir avec la précarité la méfiance des gens à l’égard de l’avenir ?

E R – Certes, ça montre aussi ça. Mais le français a toujours été prudent, c’est culturel. Depuis 30 ans, on n’est pas très confiants en l’avenir. Mais c’est la démarche d’Emmanuel Macron et d’En Marche, c’est de présenter un projet pour un avenir justement. Je crois qu’on est les seuls à parler d’avenir. Ce n’est pas un projet pour un quinquennat, c’est un projet pour une décennie voire plus. Quand je rencontre des parents et des grands-parents sur les marchés, ils me le disent : « quand on vote pour Emmanuel Macron, on vote pour notre avenir, nos enfants et nos petits enfants ».

Seinomedia – Donc la population est d’accord pour tout réfléchir en termes économiques ?

E R – Oui ! Depuis 5 ans, est-ce que vous avez vu un politique parler d’autre chose que d’économie dans une interview ? L’économie a pris le pas sur les questions sociales. On part d’un constat que si l’économie va bien, tout va bien. On pourra dégager suffisamment de recettes au niveau de l’Etat pour insuffler un vraie politique sociale. C’est donnant-donnant.

L'interview: Partie 4

Seinomedia – Comme en Allemagne ?

E R – Il faut savoir ce qu’on veut. Est-ce qu’on veut peu de chômeurs de longue durée ou est-ce qu’on veut des travailleurs pauvres ? En Allemagne, on a fait le choix d’avoir peu de chômeurs de longue durée. Cela se traduit par beaucoup de turnovers sur l’emploi. On trouve un emploi, on le quitte, on en sort, on retrouve. C’est pour ça que le taux de chômage est très peu élevé. Par contre, en France, on n’a pas géré sur l’Education donc le seul moyen de faire trouver du travail, c’est de faire des allègements de charges sur les travailleurs peu qualifiés. C’est pour cette raison que toutes nos mesures économiques n’excèdent pas 1,6 SMIC. Par contre, on fait ça en attendant de trouver une formation.

“UNE NATION QUI SE LEVE ET QUI SE DEVELOPPE”

L'interview: Partie 5

Seinomedia – Donc il faut que la France et l’Europe suivent les pas de l’Allemagne ?

E R – L’Europe, ce doit être l’Europe de la croissance inclusive. Si on veut être bon, ça passe par l’Education et la Culture. C’est ce qu’il faut travailler pour obtenir des personnes qualifiées dans des domaines précis, ce qu’on appelle des marchés de niche. C’est comme ça qu’on en viendra à une nation qui se lève et qui se développe. Pour moi, les baisses de charges doivent être temporaires pour amorcer cette tertiarisation de l’Economie.

Seinomedia – La tertiarisation de l’Economie, elle a pourtant été entreprise sous Jacques Chirac et on en voit les limites…

E R – Il faut bien comprendre que l’Education, c’est la clé de notre croissance. C’est pour ça que En Marche axe son programme non pas sur le collège-lycée mais sur le primaire, là où se passe la socialisation. En ce qui concerne l’université, la priorité, c’est de réunir les pôles. Et là, on a une initiative qui va dans le bon sens qui s’appelle Normandie Université. Avec une telle organisation, c’est tout de suite plus facile de chasser en meute pour aller au ministère ou réclamer la mise en place de nouveaux masters, plus de moyens pour la recherche et favoriser les échanges entre privé et public.

La suite de cette interview est à retrouver tout au long de la semaine sur Seinomedia.fr

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Maxime Malfoy

Journaliste passionné, Maxime jongle entre radio, vidéo et presse écrite depuis 7 ans. Et pour ce tout terrain de 30 ans, l'important est de transmettre l'information en direct et sans filtre. C'est pour cette raison que Maxime a lancé Seinomedia.fr en janvier 2017.
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