EN MARCHE LE HAVRE: L’INTERVIEW (PARTIE 1)

27/03/2017 – Le responsable de En Marche Le Havre, Eric Rucklin, a accordé une longue interview à Seinomedia. C’était l’occasion de revenir sur l’implantation du mouvement sur le territoire et ses moyens pour y parvenir.

INTERVIEW

Seinomedia – En février, vous avez présenté le calendrier 2017 de En Marche au Havre. Vous aviez annoncé votre ferme intention de vous installer durablement sur le territoire. Où en est-on ?

Eric Rucklin – Déjà on va implanter une antenne à Harfleur après les élections. On va structurer le mouvement via des responsables cantonnaux. Et on va travailler avec les associations qui sont quand même le fer de lance au Havre. Les associations ne comptent pas sur la municipalité et ça ne m’étonne même pas. Elles ont des missions d’insertion, d’éducation, de dialogue social et on leur coupe les vivres.

Seinomedia – Cette organisation par canton. Ca se présente comment ?

E R – Je n’ai pas envie de tout mélanger. Là, on est dans les présidentielles ensuite il y a les législatives. Ca ne sert à rien de tout faire en même temps, ce serait le meilleur moyen de ne rien faire et puis les gens ne comprendraient pas. On travaille sur le long terme, il y a des appels à candidature. En attendant, on va nommer des responsables provisoires. On travaille sur le long terme donc on en veut pas se tromper de personne. Et puis de toute façon, ce n’est pas moi qui prendrai la décision, c’est le comité. Mais il y a du monde qui veut s’investir dans son canton, il n’y a pas de souci.

“EN MARCHE EST OUVERT. PAS AUX OPPORTUNISTES MAIS A CEUX QUI SONT ALTRUISTES”

Seinomedia – On a vu lors de la présentation de l’organigramme qu’il comportait beaucoup de primo-engagés comme vous, 90% environ. Cette jeunesse est-elle un handicap vis-à-vis des électeurs ?

E R – Non, au contraire. Je ne pense pas que ce soit parce qu’on a fait 30 ans de carrière politique dans un petit village qu’on est légitime aux plus hautes fonctions. Au contraire. La politique doit être une étape. Personnellement, je ne serai pas indéfiniment au Havre. Mais on peut faire de la politique, en partir, y revenir tout en ayant une vie professionnelle bien remplie. C’est inhabituel de dire ça à une époque où la politique est devenue professionnelle. Ici, on prend quotidiennement sur notre temps gratuitement. Et le moins que l’on puisse faire, c’est d’avoir envie et de connaître ses dossiers. Ca change parce qu’on n’y est pas habitué.

Seinomedia – C’est à la mode de vouloir faire de la politique autrement.

Mais on montre vraiment une toute autre frange de la politique. Les partis ont une organisation verticale, très structurée alors que nous, on est un peu comme une start-up, toujours en mouvement. Demain, ce ne sera pas nécessairement moi qui sera là. On le sait quand on vient à En Marche. Mais quand on est là, on a un devoir de probité, d’honnêteté intellectuelle et surtout de sérieux. Surtout quand on est un jeune mouvement qui doit convaincre. C’est pour ça que les gens sont plutôt heureux de voir des jeunes. Qui de mieux que des jeunes pour représenter l’avenir ? On est ouvert. Pas aux opportunistes mais à ceux qui sont altruistes et qui veulent donner de leur temps pour faire avancer la démocratie.

“UNE VILLE MAGNIFIQUE POUR LAQUELLE ON A ENVIE DE S’ENGAGER”

Seinomedia – Vous dîtes que la politique ne doit être qu’une étape dans la vie. Vous appliquez ce principe à vous-même d’ailleurs. Pourtant, le mouvement veut s’impliquer sur le long terme. Ca veut dire qu’il va y avoir du renouvellement ?

E R – C’est une très bonne question. D’ailleurs, c’est la plus grande préoccupation du chef d’entreprise, c’est de penser à sa succession. Moi, je suis là pour 5 à 6 ans. C’est officiel. Je prends le risque de m’installer. C’est vrai que quand je suis arrivé en septembre, ce n’était pas une ville qui donnait envie à première vue. Mais quand on s’y penche un peu plus, on découvre une magnifique ville pour laquelle on a envie de s’engager.

Seinomedia – Et pour les autres membres de l’équipe ?

E R – Pour les autres, certains pensent à leurs études, c’est légitime. On n’occupe pas la présidence du syndicat intercommunal de machin qui nous permet d’avoir une certaine rémunération. Ceci dit, pour le renouvellement, on va quand même réfléchir sur le moyen-terme au moins. Ca ne sert à rien de changer de têtes souvent parce que les gens ne pourront pas les identifier. Ici, on aime bien mettre un visage sur un nom et surtout avoir de la proximité avec cette personne.

Seinomedia – Donc c’est cet équilibre auquel En Marche veut parvenir ?

E R – On ne peut pas faire comme le Front National qui parachute quelqu’un venu de nulle part et qui s’aperçoit une fois au pouvoir qu’il n’est pas compétent. Nous, on sait ce qu’exige un vote et on veut être prêt à exercer nos responsabilités dès le premier jour.

La suite de cette interview est à retrouver tout au long de la semaine sur Seinomedia.fr

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Maxime Malfoy

Journaliste passionné, Maxime jongle entre radio, vidéo et presse écrite depuis 7 ans. Et pour ce tout terrain de 30 ans, l'important est de transmettre l'information en direct et sans filtre. C'est pour cette raison que Maxime a lancé Seinomedia.fr en janvier 2017.
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