Entre direction du GHH et soignants, qui est le plus ONET ?

C'est une querelle qui dure depuis 10 ans. D'ailleurs, les derniers soubresauts datent d'il y a 4 ans. Mais voilà, c'est reparti. Une partie des soignants de l'hôpital Jacques Monod de Montivilliers ont débrayé jeudi 20 juin.



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Juste un problème de nettoyage ?

Que'est-ce qui suscite donc la colère du personnel ? Eh bien un différend qui existe depuis 2009. Année lors de laquelle le Groupe Hospitalier du Havre fait appel à l'entreprise de nettoyage ONET. Celle-ci est en charge notamment des couloirs et supplée le personnel dédié à cette tâche : les agents de service hospitaliers (ASH). Le tout aux urgences, en gynécologie et en pédiatrie. Une situation qui irrite les syndicats et particulièrement Solidaires.

"On a rien contre cette entreprise privée parce qu'elle fait du bon travail. Mais on ne peut pas accepter du privé au sein d'un service public"

Alors, pourquoi le sujet refait-il surface maintenant ? Eh bien, d'après l'intersyndicale Solidaires-CGT-CFDT, ce qui ne devait être qu'un service supplémentaire s'est progressivement étendu. Cette fois-ci, c'est le service de gastro-entérologie qui devrait en bénéficier à son tour.

"La direction est passée en force. Il y a 10 ans, on nous avait garanti que ONET ne ferait que les couloirs. Mais depuis, la direction a limité et diminué le nombre d'ASH pour les remplacer par ce service privé"

En effet, les syndicats affirment que le Groupe Hospitalier du Havre bloque les titularisations des contractuels. De plus, ils dénoncent le non-remplacement des agents absents, notamment pour cause de maladie.

"L'équipe a perdu 1,5 postes. Cela épuise le personnel en place. On dénonce 15% d'arrêts maladie mais ce sont les conditions de travail qui épuisent le personnel"

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Le Groupe Hospitalier du Havre dément

Mais la direction du GHH ne l'entend pas de cette oreille. En effet, dans la foulée du débrayage de 2h opéré par le personnel entre 9h et 11h, elle a publié un communiqué.

"La Direction du Groupe Hospitalier précise qu’il s’agit d’une solution ponctuelle, dans l'attente d'un retour à l’effectif normal, et qui vise à soulager la charge de travail des ASH du service. Les personnels d’entretien de l’hôpital sont à 92% titulaires de la Fonction publique hospitalière et ont vocation à continuer leur mission au sein du GHH"

Différence de point de vue donc mais pas que. Car l'intersyndicale affirme aussi que le recours à l'entreprise de nettoyage touchera aussi les salles de soin et donc se rapprochera du patient. Ceci alors que seules les parties communes étaient envisagées en 2009. D'ailleurs, c'est justement la cause du conflit qui a opposé soignants et direction en 2015. L'introduction des prestations de ONET au sein des services de soin avait été contestée et rejetée. Seulement, il n'en est pas question d'après le communiqué du groupe hospitalier.

"en gastroentérologie, comme dans les autres services de soins du GHH, le prestataire n’intervient pas dans les chambres des patients, ni dans les salles de soins"

 

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Quid de la qualité du service ?

Au-delà des désaccords, la question se pose la question du service proposé. Est-il si différent d'un agent de service hospitalier à un prestataire privé ? Pour les syndicats, il y a une différence fondamentale.

"L'ASH fait partie intégrante de l'équipe hospitalière (...) Les prestations ne peuvent constituer le même service"

Ainsi, malgré les démentis de la direction, l'intersyndicale a tout de même demandé des garanties quant au rapprochement de ce personnel extérieur avec les patients.

"La direction a botté en touche. Rien sur la formation. Rien sur la confidentialité. Rien sur les horaires (...) Si la qualité de soin n'est pas garantie, c'est la sécurité du patient qui est engagée"

Mais pour la direction, justement, tout est déjà mis en oeuvre pour que cette qualité soit assurée.

"une attention particulière est portée à la qualité des prestations via des contrôles internes réguliers. Les dysfonctionnements constatés font l’objet d’une demande de réajustement immédiat"

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Maxime Malfoy

Journaliste passionné, Maxime jongle entre radio, vidéo et presse écrite depuis 8 ans. Et pour ce tout terrain de 30 ans, l'important est de transmettre l'information en direct et sans filtre. C'est pour cette raison que Maxime a lancé Seinomedia.fr en janvier 2017.
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