UN 1ER MAI UN PEU POLITIQUE QUAND MÊME

2/05/2017 – Difficile de passer outre le contexte politique en ce 1er mai au Havre. A l’origine de l’appel au rassemblement annuel, les syndicats CGT, FSU, Solidaires, UNEF ont bien dû y venir lors de leur déclaration commune. Mais sans oublier de rappeler les luttes sociales.

CONTENU EDITORIAL

Pas politique du tout

Si l’intersyndicale havraise s’était engagée à ne pas parler politique à l’approche de ce 1er mai, elle a bien dû y passer. Dans les faits comme dans les dires. Pour les faits, on retiendra la présence de Jean-Paul Lecoq, candidat communiste (PCF) aux législatives et soutien de Jean-Luc Mélenchon à l’élection présidentielle. Oui, il était là, bien câlé aux côtés de Reynald Kubecki (CGT) lors de la déclaration commune. Ensuite, pour les dires, ce discours a justement commencé par là.

“Bien-sûr, ce 1er mai se situant entre les deux tours des élections, certains voudront le détourner et n’en faire qu’une journée anti-FN”

Pourtant, la politique s’est bien invitée dans le déroulement de la journée. Elle a même commencé par là par une constatation des résultats du 1er tour. Ca d’abord été une remise en cause des programmes d’Emmanuel Macron et Marine Le Pen. Puis, Reynald Kubecki a tout de même laissé apparaître ce qui ressemble à un rapprochement de l’intersyndicale havraise avec les lignes nationales. Notamment celles de la CGT.

“Cependant, pas une voix ne doit aller au FN le 7 mai ! Ni patrie, ni patron, ni Le pen, ni Macron !”

Or, ne nous voilons pas la face. Le contexte social et syndical est pour beaucoup tributaire de la situation politique. D’ailleurs, les résultats du 1er tour n’ont pas que des mauvais côtés en vue de l’avenir. Même si le choix à faire au second semble cornélien pour les syndicats.

“On constate néanmoins une percée à gauche (…) C’est un encouragement aux luttes sociales et à leur convergence vers une autre société, que nous devons proposer”

MAIS LA LUTTE SOCIALE AVANT TOUT

A lundi pluvieux, lundi...

Seulement, cette analyse politique n’a bien été qu’un détour. Car le gros de cette déclaration a bien été dédié aux salariés. Et bien sûr, ce message a été placé sous le signe de la lutte sociale.

“Les salariés doivent exprimer leurs exigences (…) La situation sociale se détériore encore et ils doivent pouvoir continuer à exprimer leur opposition à la loi travail et assurer qu’elle n’entrera pas dans l’entreprise”

Parmi ces luttes, on retrouve donc ce qui avait été annoncé. Les revendications vont de l’abrogation des lois Macron et El Khomri à la défense des services publics en passant par l’augmentation des salaires, la défense des emplois et l’amnistie pour les militants syndicaux. Mais l’intersyndicale ne s’interdit pas de repartir à la conquête de nouveaux droits. Bien que les temps actuels incitent plutôt à protéger ceux qui restent.

“L’unité des salariés du public, du privé est nécessaire pour défendre chaque conquête et écarter la division voulue par ceux qui en appellent à casser le statut de la fonction publique après s’en être pris au code du travail”

Est-ce que cette unité deviendra vraiment effective dans les années qui viennent ? Plusieurs revendications ont été ajoutées lors de cette déclaration par rapport au tract initialement distribué pourraient le permettre. Notamment celle sur les 32h pour tous. Une mesure voulue de longue date par la CGT mais qui était aussi inscrite dans le programme de Jean-Luc Mélenchon. (on remonte plus haut) Pas politique disiez-vous ?

Sur la photo: (de g. à d. au 1er plan) Reynald Kubecki (CGT) et Serge Fouché (Solidaires)

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Maxime Malfoy

Journaliste passionné, Maxime jongle entre radio, vidéo et presse écrite depuis 7 ans. Et pour ce tout terrain de 30 ans, l'important est de transmettre l'information en direct et sans filtre. C'est pour cette raison que Maxime a lancé Seinomedia.fr en janvier 2017.
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